Les cavaliers approchaient.
Calis et Arkas, qui se trouvaient il y avait à peine quelques jours sous une température automnal , se tenaient à présent sous une chaleur écrasante près à en découdre avec une horde de nomade.
Arkas fit une grimace à son ami, et se plaça sa main gauche sur son épée. Calis lui fit signe d'attendre, au cas où, mais de se tenir prêt. Ils arrêtèrent leur montures, et attendirent. Les cavaliers ralentirent. On pouvait en compter dix. Ils portaient des vêtements étrangers pour Calis et Arkas, des robes longues blanches avec une sorte de veste de couleur violette par dessus, et une large bande rouge leur ceinturait les hanches en guise de ceinture permettant de retenir une ou plusieurs, longues ou courtes lames courbées, appelés cimeterre. Leurs têtes étaient couvertes par un turban, avec un morceau d'étoffe sur le côté. Calis pensa que cela servait à couvrir rapidement la bouche et le nez en cas de violente tempête de sable. Au fur et à mesure, Calis nota que leur vêtements ressemblaient de moins en moins à un uniforme, mais plutôt à ce que porte une tribu. En plus des cimeterres, ils portaient plusieurs lances avec eux.
L'un des cavaliers parla dans un langage inconnu de Calis et Arkas, même si il y avait quelque résonance qui leurs sembla familière.
- Je ne pense pas qu'ils parlent notre langue, remarqua Arkas à son ami avec une légère note de plaisanterie dans la voix.
Calis ne répondit pas, mais remarqua que le ton de celui qui prit la parole était celui d'un homme qui mène ses hommes. Ce devait être le chef de la petite troupe. Il dit quelque chose à ses compagnons, fit des gestes, et resta en arrière assis tranquillement pour regarder. Six hommes mirent pied à terre et approchèrent de Calis et Arkas en dégainant leurs armes. Ils firent signe de descendre. Arkas et Calis se regardèrent ni comprenant rien, mais finirent par mettre pied à terre et dégainèrent chacun, une épée longue. A la manière dont ils approchèrent Arkas qui avait autrefois fait partit de la confrérie des blades, une compagnie secrètes d'hommes expérimentés jurant de protéger le roi, sut deux choses : ils étaient expérimentés dans le combat, sans toutefois être des soldats. Des évènements lui avaient adjoint de quitter ce qui était sa patrie, puis un jour il fit la rencontre de Calis qui ne souciait pas de son passé. Maintenant il se trouvait devant ce qui devait être des hommes vivants sous des tentes. Arkas réfléchit à ce qu'il allait faire, il savait Calis capable de se débrouiller, mais il devait quand même surveiller chacun leusr arrières. Trois hommes prirent Calis et les trois autres s'approchèrent d'Arkas.
Arkas laissa l'un des hommes approcher , et au dernier instant il balança son pied, frappant ce dernier dans l'estomac. Il semblait le moins dangereux des trois. De son bras gauche, il balança sa lame sur celui qui l'approchait par sa gauche, au même instant, celui de droite décida que c'était le bon moment pour l'attaquer, mais au dernier moment, au lieu de frapper celui qu'il visait, Arkas se retourna et frappa celui ci, en balançant un coup de pied à celui qu'il visait au départ. Il entendit un os craquer sous son pied. L'homme de gauche s'était préparer à parer une lame et ne vit pas le pied assez vite, cependant la douleur qu'il ressentit ne le fit pas grimacer le moins du monde. Il vit Calis avec ses trois adversaires. L'un cria quelque chose, cela devait être une insulte, un cri de guerre ou une prière, peu importe il tomba aussitôt sous le coup de Calis. Arkas ne s'attarda pas trop longtemps sur son ami et en revint avec ses propres " amis ". Il était pratiquement épaule contre épaule avec l'un des hommes, et il savait que si il ne réagissait pas avant deux ou trois secondes il pouvait se considéré comme mort. Il exerça une poussée plus puissante et son adversaire recula en titubant. Il en profita pour l'embrocher, avant de se tourner vers le dernier. Son sixième sens l'avertit que quelque chose n'allait pas et Calis l'avait aussi ressentit. Les derniers hommes qui étaient restés hors du combat avaient en main des arcs. Il acheva vite fait son dernier adversaire qui succomba en silence et fonça. Il n'attendit pas, il atteignit un qui avait presque décocher une flèche le tira par le bras pour le désarçonner, et l'acheva. Calis aussi avait fini avec ses adversaires et courait vers l'un des archers. Cependant, un autre homme avait été plus rapide que lui et le prit au piège dans un filet. Au même instant, Arkas vit un homme lui sourire avec une flèche en direction de sa poitrine, et la seconde d'après il la reçut... mais dans le bras gauche, il lâcha aussitôt son épée. Apparemment, leurs assaillants voulaient absolument les avoir en vie. Maintenant Arkas et Calis étaient immobilisés. Il vit Calis prit dans les mailles du filet. Avant qu'il ne puisse tourner sa tête quand il sentit que quelqu'un approchait, des étoiles explosèrent devant ses yeux pendant un moment avant de tomber dans l'inconscience.










