Titubant à travers les ruelles, Mick finit pat atteindre un des grands boulevards de Everhope.
La clarté de la matinée lui fit mal aux yeux et le gazouillement était tout aussi insupportable qu'au moment où il s'était réveillé. L'air s'était refroidi, et Mick frissonnait en se demandant ce qu'il y avait bien pu se passer. L'humidité de la nouvelle journée semblait pénétrer jusqu'à ses os et il avait toujours ce gôut étrange dans la bouche.
En regardant autour de lui, il voyait la possibilité de s'abriter un moment sous les surplombs des bâtiments. Tirailler entre l'ambition de découvrir ce qu'il lui arrivait et le désir d'être en sécurité loi n de la ville et de ses gardes, il resta immobile à hésiter en tremblant avant de prendre la décision de se diriger vers l'ouest afin de trouver des réponses à ses questions.
Tandis qu'il se dirigeait vers l'ouest, Mick avait le sentiment d'être passé récemment dans les environs, mais sa mémoire refusait de fonctionner correctement. Les rues semblaient désertes et vides, laissant un sentiment de solitude. Il faut dire que la plupart des habitant à cette heure-ci et par une matinée humide, préférait passer deux heures de plus au lit ou à prendre un bon petit déjeuner bien chaud.
Mick marchait le long de la rue, mais semblait faiblir à chacun de ses pas. Chaque fois qu'il avançait d'un pas, il avait l'impression d'être de plus en plus lourd. Pour ne rien arranger, le goût qu'il avait dans la bouche était incroyablement amer, le goût était si infect qu'elle le gênait beaucoup plus que sa bosse sur la tête ou les maux causés par la gueule de bois et tout autre mauvais traitement que son corps aurait pu subir. Il crachait, en vain, pour essayer de se débarrasser de ce goût détestable.
Arriver à un croisement sans s'en apercevoir, il leva la tête. Pris de nausée subite, il pencha la tête de côté. Ce qu'il vit ne le rassura pas le moins du monde. Un groupe de cinq personnes marchait à travers la brume matinale. Le groupe était en formation légère et portant des armes de combat. Par un examen plus attentif, il constata qu'ils portaient les même habits que les deux gardes précédents. Encore secoué par la lutte dans la ruelle, Mick recula de quelque pas pour quitter le croisement et s'appuya contre le mur.
Quelque temps après s'être reculé et adossé au mur, une femme surgit du coin de le rue. Son attention semblait concentrer sur le groupe de garde. Mick s'appuya plus fermement contre le bâtiment comme s'il pouvait s'y enfoncer, puis elle passa sans l'avoir remarqué. Au dernier moment, elle tourna sa tête vers Mick.
- Venez avec moi, si vous voulez restez en vie, lui dit-elle d'un ton pressant.
Puis d'un mouvement rapide, elle pris le bras de Mick. Par réflexe, il tenta de se libérer de son emprise, mais en la regarda dans les yeux il se rappela d'elle : Elonia. Elle secoua sa tête, pour lui signifier qu'elle ne lui voulait aucun mal, puis tira avec force sur son bras, en essayant de détourner Mick des gardes qui s'approchait.
D'une voix sourde, mais néanmoins dure, elle lança un ordre :
- MAINTENANT!
Se libérant de son emprise, Mick s'élança en avant talonner par la jeune femme et tourna au coin où elle était apparue. Avançant rapidement, il entendit la demoiselle lancer un juron étouffé, suivi d'un ordre crié :
- Arrêtez vous, au nom de la loi!
Le souffle coupé, Mick sentit ses cheveux se dressé sur sa tête sous l'effet de la peur. Il continua de marcher en suppliant de laisser les gardes interroger la femme et le laisser partir. Mais ses espoirs furent brisé lorsqu'il entendit de la même voix tonitruante:
- Femme, écartez-vous, cela n'a rien à voir avec vous. Passez votre chemin, et plus vite que ça!
Lentement, Mick se retourna pour voir Elonia entre lui et les gardes qui s'approchaient.
Quant ils virent Mick se retourner, le grand homme derrière deux gardes en avant sourit jusqu'aux oreilles, laissant apercevoir ses dents jaunit et brisés.
- C'est bien celui que nous recherchons! Remuez-vous, bande de fainéant et attrapez le! Dit-il en levant son arme.
Mick comprit tout de suite, que c'était en rapport avec la prime et qu'il n'aurait aucune chance de les battre tous les cinq dans l'état ou il était.
- Oui, Sergent! Répliqua l'un des gardes, un gros jeune homme à peine ayant atteint sa majorité.
Les autres levèrent leurs armes, et ignorait la jeune femme, qui avait perdu de l'intérêt pour eux dès qu'ils avaient pu voir Mick. Tandis qu'ils la dépassent, Mick commença à reculer, jusqu'à ce qu'ils se retrouvent en face de lui.
- C'est votre dernière chance, gardes, déclara Elonia d'une voix subitement étrange.
En regardant au delà des gardes, il vit clairement son aura. La fluorescente lumière bleue vibrante augmentant sa puissance qui l'entourait dans son combat précédent, se trouvait subitement maintenant autour d'elle. Conscient que ce n'était pas seulement pour les effrayer, il leur criaient de s'arrêter, mais ils continuèrent à avancer.
Mick observa les mains d'Elonia et ouvrit grand les yeux en sentant la puissance qu'elle canalisait.
Ce qui devait arriver, arriva. L'un des gardes reçu dans son dos, une vrille de puissance qui le fouetta de façon si brutale que son corps s'affaissa sans qu'aucun son de sorte de sa bouche. Ses os avaient été détruit dans sa chair.
Les autres se retournèrent avec une expression horrifié sur le visage.
Elle était encore en train de rassembler de la puissance autour d'elle.
- Je vous avais prévenu! dit-elle. Maintenant, il est trop tard, rajouta t-elle en lançant un éclair contre la poitrine du jeune homme à peine sortit de l'adolescence.
Le cri qu'il lança faisait penser à un animal traqué et dépecer vif. L'odeur de sa chair carbonisé donnait l'impression qu'on avait fait un barbecue. Lorsqu'il tomba, raide mort avec cette odeur, Mick eut envie de vomir mais il n'avait plus rien à refouler de son estomac.
Les derniers survivants attaquèrent ensemble, comme s'ils étaient atteint par une folie meurtrière. La jeune femme prononça quelques mots et effectua quelques runes avec mains. Elles explosèrent juste devant le groupe. Le chef des gardes était encore debout, malgré la douleur qu'il ressentait suite à l'explosion. Il essaya de relever son arme pour la frapper. Elle l'incinéra sans ciller sur place.
Un silence de mort flottait, pendant qu'elle se dirigeait vers Mick.
- Il est temps de parti, maintenant. Dit-elle, en prenant le bras de Mick avec douceur.
Il acquiesca d'un signe de tête, puis après un dernier coup d'oeil au cadavres, il suivit la jeune femme.


