Les yeux d'Arkas s'ouvrirent légèrement. Son cou lui faisait mal, et il ressentait quelques élancements sur tout son corps. Il se sentait un peu désorienté pendant un moment, puis il se rappela leur confrontation avec les nomades. Il cligna plusieurs fois des yeux, tentant d'éclaircir sa vision, jusqu'à ce qu'il réalise que c'était le soir. Il leva légèrement la tête, et chercha des yeux son ami Calis, qu'il ne trouva pas. En revanche il put constater qu'il se trouvait dans une petite tente. Chose étrange, il ne se trouvait pas enchaîné, mais était simplement allongé sur un lit. Enfin ce n'était pas un lit comme il en connaissait dans son pays, mais il était largement plus confortable qu'un sac de couchage. Il ne portait plus les vêtements qu'il avait avant sa capture, mais se trouvait revêtu de la même robe que ses assaillants. Il s'assit tranquillement pour réfléchir. Il se demandait ou était Calis, il devait sans doute se trouvait dans une autre tente, vu la taille de celle ci il pouvait à peine s'y tenir debout, et cela aurait été impossible de les faire tenir à deux ici. Son instinct ne semblait pas lui avoir fait défaut. D'après ce qu'il pouvait apercevoir par la petite ouverture de la tente, c'était un petit camp. Peu être un ensemble de familles et quelques guerriers. Mais il pouvait apercevoir un enclos avec un bon nombre de monture. Soit ils possédaient deux ou trois monture par personne, soit ils étaient plus qu'il ne le pensait. Il entendit des voix à l'opposé de l'ouverture de la tente, parlant calmement. Il essaya d'écouter ce langage qu'il ne connaissait pas, afin d'en apprendre un peu plus. Au cours de se vie dans les blades, Arkas avait appris divers patois et langages de différentes contrées, et semblait être doué pour apprendre assez vite. Lorsqu'il connut Calis, il sut que celui ci était bien meilleur que lui dans l'apprentissage des langues, mais ce n'est pas pour autant, que si il entendait une nouvelle langue, il ne tenterait pas d'en apprendre quelques mots. Il n'était pas vingt quatre heure sur vingt quatre avec Calis, et de toute manière, il aimait bien comprendre ce qui ce disait autour de lui. De plus, plus il en apprenait, plus il constatait que chaque langue avait des particularité et des ressemblances avec d'autres. Il ferma ses yeux afin de mieux se concentrer, et laissa la conversation venir jusqu'à ses oreilles. Il lui semblait entendre des mots familiers.
A un moment, il entendit : " fù-ogo ". L'accent était différent, et sans doute l'écriture aussi mais cela semblait vouloir dire " fuego " dans la ville esperanza qu'il avait visité, il y avait quelques années, dans le sud du royaume. Il devait parlé de quelque chose à propos d'un feu. Il continua d'écouter, et laissa les mots s'insérer dans son esprit sans tenter de les comprendre, il laissait juste ses oreilles se faire bercer par le rythme et le ton de la conversation. Il estimait que cela devait faire trente minute qu'il écoutait les deux personnes parler, et il comprenait ou pensait comprendre au moins un mot sur cent, peut être un peu moins. Mais c'était un début. Soudain il entendit des pas qui approchaient, il se recoucha et feignit l'inconscience. Avec une voix lente, Arkas entendit un homme parler. Il entendit le mot " fuerte " et " inteligente ". Puis une autre voix répondit à l'homme. Plus il écoutait la conversation, et plus il lui semblait que c'était la voix de son ami. Il fut convaincu lorsque ce dernier entra et lui parla.
- Allons mon ami. Ne fait pas semblant de dormir. Je sais que tu es réveillé.
Arkas soupira comme si on le levait d'un sommeil ou il faisait un très beau rêve, puis regarda son ami, aussi étonné qu'il l'était à son réveil.
- Je ne comprends pas. Dit-il. J'ai l'impression que nous ne sommes pas prisonnier.
- En quelque sorte, répondit Calis. Comme tu vois on n'est pas autorisé à porter nos armes.
- Je vois que tu a déjà commencer à maîtrisé leur langue
- J'ai eu plus de temps que toi. Fit-il avec un sourire narquois.
- Mouais! Sinon, tu as compris pourquoi, il nous ont emmené?
- Pas tout à fait encore, mais à deux on essayera je pense, et...
L'homme qui parlait à Calis précédemment les interrompit afin de savoir ce qu'il disait.
Calis lui répondit, et se tourna vers son ami avec le même sourire.
- Il doit croire que l'on complote contre lui. Enfin on va essayer, tant bien que mal de parler leur langue. T u l'aura remarquer cela ressemble un peu à un mélange de porgnolit et d'autres mots que je ne connais pas.
L'homme parla encore à Calis, pour lui indiquer qu'il pouvait rester avec son ami, et qu'on leur apporterait de quoi manger. Demain matin, ils devaient se réunir pour discuter de certains points.
(hors récit : le porgnolit est une variante de l'espagnol et du portugais
) Bon la suite est courte, mais je pense continuer dans pas longtemps.


