Ewan ne prononça aucune parole, et se contentait d'observer et de sourire.
- Oui, tout à fait... Ewan, répondit Sangarak. Aujourd'hui le bras droit de mon Maître.
- Chacal... au nom de Zornn, dieu de la justice, je vous pourfendrai de ma lame, menaça le Capitaine Orius en se postant face au prête. Je devrais vous tuer sur le champs pour ce que vous avez fait!
Ses hommes se préparèrent à le suivre, mais Zeldiin les retint.
- Doucement l'ami, dit Zeldiin. Du calme, du moins pour l'instant.
Sangarak écarta Orius d'un revers de la main, sans prendre la peine de lui répondre, tant il était insignifiant pour lui et se posta face à Zelddin.
- Ainsi, voilà le fameux Maître du jeune Elyam, cracha t-il à sa figure. On a pris du temps à vous retrouvez mais on y est parvenu. Vous ne devez pas être aussi fort que l'on m'avait prévenu. J'aimerais bien vous donner quelques explications, vu que votre mort approche... mais... j'hésite...
Brusquement, il leva sa main et frappa Zeldiin en pleine poitrine. Ce dernier fut projeté à la renverse dans la salle, frappa le mur et s'évanouit. Les hommes immobiles jusqu'à maintenant ne mirent pas longtemps à réagir, et entrèrent en action tout de suite. Audrelina était tout de suite allée voir comment allait le vieil homme. Il respirait toujours, mais n'aurait su dire si ses blessures étaient importantes ou pas. Ewan ne bougea pas de son siège, et passa une jambe par dessus l'un des bras du trône pour observer la scène et s'installa confortablement. Elyam le fixa un moment, et était convaincu que ce ne pouvait pas être son ami qui était devant lui. Le reste des Chevaliers de la foi, ainsi que les Loups argentés firent fassent aux guerriers qui s'étaient approchés d'eux. Elyam s'approcha de Sangarak.
- Je ne comprends pas... Pourquoi faîtes vous ça? Dit-il.
Le prête lui rendit un sourire.
- Moi! Juste pour servir la volonté de mon maître. Il a une destinée à accomplir et vous en faites partie mon jeune Elyam.
- J'en fais partie? Je ne comprends pas.
- Pourquoi croyez vous que l'on a attaqué votre village, à part le fait d'avoir le plaisir de les tuer? Vous ne vous êtes pas posez la question... On vous cherchais tout simplement, vous... vous et Ewan.
- Pourquoi? Pourquoi nous deux simplement.
Un sourire narquois se dessina sur les lèvres du prêtes.
- Tout simplement, parce que... vous êtes frères... Votre père était juste venu vous reprendre. (Il prit une pause et observa Elyam.) Vous ne le saviez pas hein! Deux mères différentes, un père qui mérite le respect, et il était temps pour vous, de venir le rejoindre. Participez à ses projets à ses côtés.
Elyam était sous le choc d'une tel révélation. Il savait que Ewan n'avait jamais connu son père, mais il pensait que celui qui l'avait élevé avant de mourir, avec son frère Exarius était son vrai père.
Sangarak reprit la parole.
- Il est le maître incontesté d'un autre royaume beaucoup plus loin à l'est, après le désert juste après les montagnes qui délimitent les frontières de ce royaume. Il veut tout conquérir, et vous veut à ses côtés.
- Jamais de la vie, je ne m'allierais avec le mal, qu'ils fassent partie de ma famille ou non.
- Je vois! Vous ne me laissez pas le choix de vous emmenez de force, et ...
Ewan prit soudain la parole d'une voix profonde et pleine d'autorité:
- Bon ça suffit ! J'ai pas tout mon temps. Abrège crétin.
Sangarak eut un rictus à l'énonciation du mot crétin et répondit :
- Oui, maître.
Les autres se battaient avec rage contre les guerriers à l'arrière, il ne restait plus que le Capitaine Orius, Maxander qui avait reçu un coup à l'épaule mais résistait avec l'aide de Seryam qui était venu lui prêtez main forte, Isaak se battant avec toute la détermination qu'il pouvait avoir, trois Chevaliers de la foi, et deux autres Loups argentés. Audrelina était au côté de Zeldiin toujours inconscient. Les autres étaient à terre, morts ainsi que quelques guerriers. Deux Chevaliers avaient péri la cage thoracique défoncées, sans doute par une grosse hache, vu les dégâts. Elyam venait de voir les dégâts, et se demandait pourquoi il perdait son temps à discuter, alors que ses amis se battaient.
Elyam leva une main paume tourné vers le prête, et hurla " Brûle! ". Une salve de flamme toucha ce dernier, et il fut projeté brutalement vers le trône. Ewan repoussa précipitamment du pied le prête, pour ne pas qu'il tombe sur lui. Elyam avança en direction de Sangarak, qui resta assis à battre ses paupières un instants, comme s'il était sonné. De légères brûlures se virent sur son corps, mais rien de conséquent. Sa vision revint, et sourit à l'intention d'Elyam.
- Je t'ai sous estimé jeune Elyam, tu aurais été sans doute aussi puissant que ton père et ton frère. Mais l'entraînement te manque encore.
Elyam hésita un instant, ne sachant trop comment réagir. Sangarak en profita pour envoyer une décharge électrique, qui se dirigea vers Elyam comme un serpent à la recherche de sa proie. La décharge atteint Elyam, et il éprouva une douleur qu'il n'avait jamais connu jusqu'ici, qui se propagea sur tout ses membres. La douleur le fit reculer.
- Elyam! S'écria Audrelina en le voyant recevoir la décharge et reculer.
Isaak tua le guerrier duquel il s'occupait et dépassa Elyam pour abattre son épée sur Sangarak. Celui ci leva le bras, et un bouclier apparut à son bras droit parant le coup, et projetant des étincelles. Le choc déséquilibra Isaak qui laissa une ouverture à Sangarak. Ce dernier lui porta un coup au visage de son poing gauche, le faisant chanceler. Isaak sentit le goût du sang sur ses lèvres, et passa un doigt dessus regardant le prête se demandant comment un prête pouvait avoir autant de force physique.
- Qu'est ce... dit Isaak.
- Ne m'oblige pas à te tuer. Tu n'est qu'un moustique que j'écraserais avec deux doigts. Lança le prête à Isaak. Seul mes maîtres peuvent me vaincre.
Zeldiin commença à se réveiller, Audrelina voulut le soutenir pour le relever, mais il repoussa sa main, et se releva. Il voulut incanter un sort en direction de Sangarak, mais celui ci le devança et leva une main. Il souleva à distance le vieux Zeldiin dans les airs et le maintint un moment un moment dans cette position. Zeldiin avait l'impression qu'on le tenait par la gorge et de suffoquer. Elyam ramassa son épée qu'il avait laissé tomber, lorsqu'il reçut la décharge, et l'abattit sur Sangarak. Celui ci recula assez vite, mais reçut la lame sur son visage. Il recula en chancelant et poussa un hurlement de douleur et de rage. Une entaille se s'afficha sur son visage et du sang y sortit. Sa concentration s'évanouit, permettant à Zeldiin se sortirent de son étreinte. Il retomba sur ses jambes, et frotta sa gorge comme pour mieux soulager la douleur. Les autres venaient de tuer les derniers guerriers, et n'en ressortaient pas sans blessure.
Ewan qui n'avait pas bougé un muscle depuis le début, pris la parole.
- Ok ! J'ai vu ce que je voulais savoir. Ce fut un plaisir de te connaître Sangarak.
Un regard étonné s'afficha sur le visage de l'intéressé et se retourna.
Ewan abattit son épée ne faisant qu'élargir l'entaille, et Sangarak hurla. Un cri épouvantable sortit de sa poitrine, pendant que son corps que se déchirait comme un haricot vert qu'on ouvre. Un cri si pénétrant qu'Elyam en grinça des dents. Ewan repris son épée d'un mouvement si fluide qu'on aurait presque dit surhumain.
- On se reverra petit frère. Tu a besoin d'entraînement avant de revenir nous voir père et moi. A bientôt. Ah oui! Un conseil. Quand on se reverra tu auras intérêt à choisir le bon camp, et te débarrasser des boulets que tu traînes derrière toi.
Les boulets en question tentèrent de se diriger vers lui. Il prononça juste " Stop! " Tout le monde s'arrêta sans pouvoir faire un pas. Ewan ouvrit un portail magique.
- Ah oui! J'oubliais, dit-il d'un coup. Je vous laisse votre duc en vie, même si je pense qu'il ne sert plus à rien. Dites un petit bonjour à votre roi pour moi.(Un sourire s'afficha sur son visage). Des épreuves tu en passeras petit frère, sois en certain. Bye.
Il franchit, la barrière sans que personne ne put rien faire et disparut.
Lorsque le portail disparut dans un tourbillon, tout le monde put bouger aussi étonné les uns que les autres.



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