" Il y a quelque heures, non loin de cela...
Le soleil avait commencé à décliner depuis un moment. Dans un petit village, des enfants couraient autour de quelques chaumières. On pouvait apercevoir quelques hommes s'acharner sur une roue de charrette brisée, ou encore tranquillement assis devant leur maison faisant une sieste. Des femmes discutaient entre elles dans la rue ou devant un fourneau préparant du pain et le repas du soir. Une fête se préparait pour la soirée. Si on s'approchait d'une des cuisinières, on pouvait l'entendre dire aux autres :
- Ah! Qu'il a grandi vite mon petit. Il aura aujourd'hui ses quatorze ans et devrait choisir entre chasseur ou protecteur. J'ai l'impression que c'était hier qu'il sortait de mon ventre. Son grand frère est un protecteur renommé. Ca ne m'étonnerait pas qu'il passe grand sage lorque le temps viendra.
- Oui, j'en suis certaine. Répliqua une autre. Et rien ne m'étonnerait encore plus si ton fils ne prenait pas comme voie, celle de chasseur, comme mon fils l'année dernière. Ils ont toujours adoré être dans la fôret. Petit déjà, ils retrouvaient leur chemins mieux que certains hommes.
Les deux femmes poussèrent un soupir, se remémorant des souvenirs en communs. Leurs enfants ont toujours été les meilleurs amis, et même lorsque l'un d'eux passa à l'age adulte, ils étaient encore très complices.
Dans ce village, tout le monde se connaissaient. Les hommes et les femmes vivaient tranquillement loin des grandes villes, faisant des échanges avec d'autres villages ou encore avec des commerçants ambulants. La monnaie, l'or, l'argent, les pierres précieuses n'avait aucune valeur pour eux, si ce n'était que c'était des objets décoratifs.
C'étaient des hommes vivant une vie simple, de chasse, et de festivité. Arrivé à quatorze ans, pour un homme, c'était choisir sa voie, protecteur ou chasseur. L'un subsistait aux défenses des autres et l'autre pourvoyait à la nourriture. Deux ans après ils prenaient pour femme, celle que la communauté leurs avaient désignés, bien sur elle devait être d'accord aussi. Pour une femme, à quatorze ans, elle pouvait se marier et fonder une famille. Elles s'occupaient du négoce avec les commercants ou encore de la préparation de la nourriture.
Pendant que les festivités du soir se préparait.
A moins d'un kilomètre, sur un chemin menant au village,trois protecteur rentrait.
- Vivement qu'on rentre, j'ai trop faim! Se plaignit l'un.
- Tu penses qu'a ton ventre Dorek. Lui répondit Trash avec un sourire. D'ailleurs rien ne m'étonnes plus de toi.
- C'est sure. Affirma le troisième. L'autre jour on ta surpris en train de faire griller une saucisse avec ton épée.
- Ouais. Mais à cause de vous je l'ai fais cramer. Ca me fait mal de perdre de la nourriture comme ca.
- Tu la pas perdu, dit Trash. Tu te les enfiler sans même que j'ai le temps de dire ouf.
- Oui, mais y'avait pas la douce saveur de la saucisse fumée.
- Humm, un moment les amis, dit Vorsh. Y'a quelque chose qui va pas.
A peine eut t-il le temps de finit sa phrase qu'une flèche atteignit Trash en pleine gorge. Il s'étranglait dans son propre sang.
- Put.. de m..! jura Vorsh. Met toi à couvert.
Vorsh et Dorek coururrent à l'opposé du tir de la flèche, sous le couvert des arbres. Pendant ce temps, quatre hommes armés et menacant les rejoignirent. Une autre flèche atteignit Vorsh à la cuisse.
- Arrgg! Va y cours, Dorek. Avertit les autres. Je vais les retenir.
- Tout seul? T'est fou.
- Vas y, je te dis.
Un dernier regard vers Vorsh, et Dorek se mit à courir plus vite qu'il ne le fit au cours de sa vie.
Assez vite, Dorek fût hors de vue, et Vorsh se préparait à défendre sa vie. Il y avait assez d'espace entre les arbres pour manier l'épée, mais ils étaient quatre et cela devrait restreindre leur coordination.
Comme pris d'une rage meurtrière, il se lança contre ses attaquants. Sa lame levée, allait s'abattre sur l'un des hommes. Soudain, une hache apparut et vola vers lui. Sa jambe gauche fut tranché net. Il s'écroula. Gémissant, il vit doucement un homme écarter son arme d'un coup de pied. Il leva les yeux. L'un des hommes lui souriait d'un air carnassier.
- Tu croyais faire quoi! Lui dit-il, en se penchant vers lui. Le temps des héros est finie.
Tout le monde se mit à rire. Vorsh vit toute sa vie défiler devant ses yeux. Tout allait prendre fin.
Dorek courait, se faufilant entre les arbres. Ca ne faisait pas une minute qu'il avait quitté son frère, qu'un cri horrible déchira ses tympans.
Son frère était mort, pour lui permettre de prévenir les autres. Il l'admirait encore plus. Il l'avait toujours admiré. C'est l'une des raisons qui l'avait incité à choisir la voie des protecteurs.
Il courait à perdre haleine, quand soudain son souffle fut couper. Quelque chose était tomber sur lui. Coucher sur le ventre, il ne put apercevoir celui qui était sur lui. Juste une voix.
- Surprisssse! Dit une voix moqueuse. Désolé, mais tu n'iras pas plus loin.
Les yeux grands ouvert, il sentit une lame pénétrer le bas de son dos et remonter. Sa mort fût rapide.